Urbasolar, filiale française du groupe énergétique suisse Axpo et l’un des principaux développeurs de centrales photovoltaïques en France, a annoncé le mardi 27 mai 2026 le lancement d’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) visant la suppression d’une cinquantaine de postes. L’effectif concerné représente près de 12 % des 425 salariés du groupe en France, basé à Montpellier.

Une justification ancrée dans le retournement du marché solaire
La direction du groupe invoque une « dégradation inédite des conditions économiques et réglementaires » dans le secteur des énergies renouvelables. Deux facteurs sont mis en avant. D’une part, la publication en février 2026 de la nouvelle Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE3), qui a fixé des objectifs solaires en deçà des attentes du secteur. D’autre part, la baisse marquée des volumes d’appels d’offres de la Commission de régulation de l’énergie (CRE), avec une quasi-absence d’appels dédiés aux centrales au sol depuis juin 2025 et peu de visibilité au-delà de juillet 2026.
Selon les premiers éléments rendus publics, le projet de restructuration s’inscrit dans un effort d’adaptation de la structure du groupe et de renforcement de sa compétitivité. Aucune fermeture de site n’a été mentionnée à ce stade.
Calendrier et procédure
Conformément à l’article L. 1233-30 du code du travail, le comité social et économique (CSE) dispose d’un délai de deux mois pour rendre ses avis, le projet portant sur moins de 100 licenciements. À l’issue de cette procédure, le PSE devra être validé ou homologué par la direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités (DDETS) de l’Hérault.
Le calendrier précis des réunions CSE et la liste des fonctions concernées n’ont pas encore été communiqués par la direction. Aucune réaction syndicale officielle n’a été publiée au 12 juin 2026.
Contexte sectoriel
L’annonce d’Urbasolar s’inscrit dans une série de difficultés rencontrées par la filière française du photovoltaïque depuis le second semestre 2025, marquée par un ralentissement des projets de centrales au sol et une concurrence accrue des modules importés. Plusieurs autres acteurs du secteur ont déjà annoncé des ralentissements d’embauche ou des révisions d’effectifs au premier trimestre 2026.
Communiqué Urbasolar (Axpo) du 27 mai 2026 — Repris par pv magazine France et L’Écho du Solaire.



