Le décret du 12 juin 2026 précise le mode de calcul de la réduction générale dégressive unique (RGDU) pour l’année 2026. La cotisation patronale sera déterminée une fois pour l’année entière sur le montant du Smic en vigueur au 1er janvier, sans intégration de la revalorisation intervenue en juin.
Cette mécanique de calcul figée au 1er janvier présente une particularité : elle gèle le référentiel Smic pendant six mois, malgré l’ajustement annuel effectué en juin. Concrètement, les entreprises utiliseront un seul taux de RGDU sur toute l’année 2026, calculé à partir du Smic de début d’année.
Pour les gestionnaires de paie, cette approche simplifie techniquement le traitement, en évitant un changement de taux en cours d’exercice. En revanche, elle crée un écart entre l’évolution réelle du Smic et celle prise en compte dans le dispositif d’aide aux cotisations. Les entreprises dont les effectifs ou rémunérations médians évoluent durant l’année verront cet écart s’accentuer.
Le dispositif RGDU, qui remplace les anciennes réductions Fillon, demeure un outil majeur de compétitivité salariale. Son assiette de calcul soulève régulièrement des questions de cohérence légale et comptable, notamment lors des années où le Smic fait l’objet de revalorisations exceptionnelles.


