La revalorisation automatique du SMIC au 1er juin 2026 — une hausse de 2,41 %, qui porte le taux horaire brut à 12,31 € et le salaire mensuel à 1 867,02 € pour 35 heures — replace de nombreuses grilles conventionnelles sous le seuil légal et rouvre, dans les branches concernées, l’obligation de négocier les salaires.
L’article L. 2241-10 du Code du travail impose aux partenaires sociaux d’une branche d’engager une négociation salariale dès lors que le premier niveau de la grille de classification passe sous le SMIC. Depuis la loi du 16 août 2022 sur la protection du pouvoir d’achat (n° 2022-1158), le délai pour ouvrir cette négociation a été ramené de trois mois à 45 jours à compter de la revalorisation. Pour la hausse du 1er juin, l’échéance tombe donc autour de la mi-juillet 2026.
Le mécanisme se répète à chaque coup de pouce automatique : une large part des branches professionnelles se retrouvent, dans la foulée, avec un ou plusieurs niveaux de classification inférieurs au minimum légal. Tant que l’avenant de revalorisation n’a pas été signé puis étendu, un minimum conventionnel inférieur au SMIC reste inopposable au salarié : l’employeur demeure tenu de verser au moins le SMIC.
La négociation porte sur la remise à niveau de l’ensemble de la grille. À défaut d’accord, les minima conventionnels restent neutralisés par le SMIC pour le calcul de la paie, et la branche figure parmi celles dont la situation est pointée dans le bilan annuel de la négociation collective.


