L’Association nationale des directeurs des ressources humaines (ANDRH) et France Travail ont signé, le 27 août 2026, en marge de la Rencontre des entrepreneurs de France organisée par le Medef, une nouvelle convention de partenariat de trois ans. Le texte prolonge le protocole de coopération conclu en octobre 2023 et prévoit l’intégration de quatre services France Travail dans l’espace adhérent de l’ANDRH, présentés lors de l’université d’été de l’association les 11 et 12 juin 2026 à Pont du Gard.
Ce que prévoit l’accord
La convention ouvre, au sein de l’espace en ligne des adhérents ANDRH, un accès direct aux services de France Travail Pro, l’offre dédiée aux entreprises et recruteurs. Parmi les outils annoncés, un widget « Je recrute » oriente l’utilisateur vers des recommandations assistées par intelligence artificielle, vers des conseillers France Travail Pro compétents sur son territoire, et vers les équipes locales de l’opérateur. Les deux organisations présentent la démarche comme une co-construction, et non une logique commerciale, visant à accélérer le traitement des difficultés de recrutement des entreprises.
Chiffres-clés
- Convention signée le 27 août 2026, durée de 3 ans, succédant au protocole d’octobre 2023
- 4 services France Travail intégrés à l’espace adhérent ANDRH, dont le widget « Je recrute »
- Présentation officielle lors de l’université d’été de l’ANDRH, les 11 et 12 juin 2026 (Pont du Gard)
- Selon l’enquête Besoins en main-d’œuvre (BMO) 2026 de France Travail, 43,8 % des 2,3 millions de projets de recrutement sont jugés difficiles, en baisse de 6,3 points sur un an
Ce que ça change pour les employeurs
Pour les DRH adhérents de l’ANDRH, l’accord facilite l’accès aux ressources de France Travail depuis leur espace associatif habituel, avec une orientation directe vers un conseiller identifié sur leur bassin d’emploi. Les entreprises confrontées à des postes durablement vacants disposent d’un canal supplémentaire, distinct des cabinets de recrutement ou des jobboards. Le dispositif ne modifie ni les obligations légales de déclaration des offres, ni les modalités d’accompagnement des demandeurs d’emploi ; il porte sur l’articulation opérationnelle entre recruteurs en entreprise et conseillers de l’opérateur public.
À surveiller
Ni l’ANDRH ni France Travail n’ont publié d’indicateurs de suivi de la convention à ce stade. La déclinaison territoriale du partenariat, déjà engagée dans certaines régions comme l’Auvergne-Rhône-Alpes, doit se généraliser. Le texte intervient alors que France Travail déploie sa stratégie sectorielle issue de l’enquête BMO 2026, et que l’ANDRH multiplie les conventions similaires avec d’autres partenaires de l’emploi, dont l’Apec et l’Anact.


