Le taux de chômage en France atteint 8,3 % de la population active au deuxième trimestre 2026, contre 8,1 % au trimestre précédent, selon l’Insee. C’est la sixième hausse trimestrielle consécutive, portant l’indicateur à son plus haut niveau depuis l’automne 2020. Le nombre de chômeurs au sens du Bureau international du travail progresse de 62 000 personnes, à 2,7 millions. France Travail recense de son côté une hausse de 0,8 % des inscrits en catégorie A.
Ce que disent les chiffres
La hausse touche toutes les classes d’âge. Chez les 15-24 ans, le taux grimpe de 0,4 point, à 21,6 %. Chez les 25-49 ans, il progresse de 0,2 point, à 7,5 %, un plus haut niveau depuis début 2021. Chez les plus de 50 ans, il gagne 0,3 point, à 5,5 %. Sur un an, la hausse atteint 0,7 point. Côté France Travail, les inscrits en catégorie A atteignent 3,323 millions, après un recul de 1,2 % le trimestre précédent. L’organisme précise qu’une partie de la hausse tient à l’inscription automatique des bénéficiaires du RSA et à des ajustements de procédure de contrôle.
| Critère | 1er trimestre 2026 | 2e trimestre 2026 |
|---|---|---|
| Taux de chômage (BIT) | 8,1 % | 8,3 % |
| Nombre de chômeurs | 2,6 millions | 2,7 millions |
| Taux 15-24 ans | 21,2 % | 21,6 % |
| Taux 25-49 ans | 7,3 % | 7,5 % |
| Inscrits catégorie A (France Travail) | -1,2 % (trim.) | +0,8 % (trim.) |
Ce que ça change pour les employeurs
Le relâchement du marché du travail se traduit par davantage de candidatures par offre dans les secteurs jusqu’ici en tension, ce qui peut faciliter certains recrutements. Il s’accompagne aussi d’un climat social plus sensible aux plans de départs et aux ruptures conventionnelles, suivis par les services juridiques et paie. Le ministre du Travail a jugé ces chiffres « pas une surprise », évoquant un ralentissement économique général. Les DRH doivent aussi suivre le dossier de l’Assurance chômage : le conseil d’administration de l’Unédic n’est pas parvenu, fin juin, à s’accorder sur une revalorisation des allocations, ce qui peut peser sur les indemnités versées aux salariés licenciés.
À surveiller
La CGT a dénoncé le gel des allocations chômage décidé fin juin par l’Unédic, où les organisations patronales (Medef, CPME, U2P) se sont opposées à une revalorisation. Le syndicat réclame une hausse des allocations et des effectifs de France Travail. Les prochains chiffres, attendus en novembre pour le troisième trimestre 2026, diront si la tendance se confirme ou si les effets techniques liés à l’inscription des bénéficiaires du RSA continuent de gonfler les statistiques de France Travail, comme le suggère l’organisme.


