Vingt-neuf pour cent des entreprises françaises prévoient d’embaucher au moins un salarié en contrat à durée indéterminée (CDI) d’ici la fin de l’année 2026, selon les données relayées le 1er septembre par actuEL-RH. Le chiffre recoupe une enquête du cabinet de recrutement Robert Half, menée en juin 2026 auprès de 500 responsables du recrutement et publiée fin août, qui recensait aussi 28 % d’intentions de recrutement en intérim et 24 % en mode projet.
Ce que dit le texte
L’enquête Robert Half détaille les intentions par fonction : support administratif et gestion en tête (30 %), juridique (27 %), finance-comptabilité (25 %), IT/tech au-delà du tiers. Ce résultat suit une précédente enquête du même cabinet, publiée au printemps, qui annonçait 37 % de créations de postes en CDI pour le premier semestre 2026, un niveau inédit depuis début 2024.
Le contexte reste contrasté : l’enquête annuelle Besoins en main-d’œuvre (BMO) de France Travail, publiée fin avril 2026, recensait 2,28 millions de projets de recrutement sur l’année, en repli de 6,5 % sur un an, avec 43,8 % des projets jugés difficiles à pourvoir.
| Modalité de recrutement envisagée | Part des entreprises |
|---|---|
| CDI | 29 % |
| Intérim | 28 % |
| Mode projet / prestation | 24 % |
Ce que ça change pour les employeurs
Pour les directions RH, l’arbitrage entre CDI, intérim et mission ponctuelle reste la norme : près des trois quarts des recrutements envisagés se font hors CDI classique. Les fonctions support, juridiques et finance concentrent les embauches pérennes, tandis que les profils techniques restent davantage recrutés sur des formats courts.
Côté paie et RH ops, cette mixité de contrats implique une charge administrative diversifiée, dans un marché où France Travail recensait encore 435 800 postes vacants au premier trimestre 2026 dans les entreprises du secteur privé, hors agriculture, intérim et particuliers employeurs.
À surveiller
La prochaine enquête Robert Half, généralement publiée en fin d’année, dira si l’intention de 29 % se traduit en embauches réelles. Les statistiques mensuelles de la Dares sur l’emploi salarié et les déclarations préalables à l’embauche donneront, à l’automne, un premier indicateur de la tenue de cette dynamique, dans un contexte où l’emploi salarié privé enregistre déjà six trimestres consécutifs de baisse sur un an.


