Les écarts de perception en matière de rémunération restent prononcés entre salariés et employeurs en France. Selon une analyse publiée par Actuel RH en juin 2026, les deux parties ne convergent pas sur les priorités et les modalités de compensation salariale.
Le constat révèle un décalage structurel : les salariés expriment des attentes spécifiques en termes de niveau de salaire et d’évolution carrière, tandis que les employeurs privilégient d’autres leviers de rétention et de motivation. Ces divergences affectent directement les négociations annuelles obligatoires (NAO) et les politiques d’augmentation collective.
Pour les responsables RH, cette situation pose un défi de taille en matière d’attractivité et de fidélisation. L’enjeu consiste à mieux aligner les offres salariales avec les demandes du marché du travail, notamment dans un contexte de tension de recrutement persistante. Les employeurs doivent également tenir compte des évolutions réglementaires, comme la revalorisation du Smic en 2026, qui impacte les grilles salariales.
Les experts préconisent un renforcement du dialogue social et une transparence accrue sur les critères de rémunération pour réduire ce fossé. La question reste d’actualité dans les débats relatifs à la performance et à l’engagement des collaborateurs.


